Five crusty old farmers from Switzerland set out on a train journey all the way to China. Adrien, the ‘leader’ of the group, is a lonely man of few words who has kept his emotions to himself for so long that he does not know how to express his feelings when he experiences pain, sadness or joy. The trip to China, while starting off very badly, will have a profound effect on his life and on his way of viewing the world around him. The film takes us from the Swiss mountains through Germany, Russia and Mongolia to China but is far from a simple travelogue. We see these countries as places where ordinary people try to eke out a living and attempt to live as happily as possible. They don’t always succeed. Sad moments in the film are balanced by humorous ones but the lasting impression is one of hope.
|
Adrien, solitaire de soixante-dix ans, est un roi sur ses terres. De son alpage du Tsaté, qu’il n’a que très rarement quitté et où il vit seul avec ses vaches, il domine les villages du val d’Hérens, se rit de l’agitation humaine et parle aux étoiles. Valaisan têtu et dur à cuir, grand braconnier devant l’Eternel, rebelle par principe, l’œil droit, la parole rare mais péremptoire, il est à la fois craint et respecté – dans la vallée, on l’appelle ‘Dieu’, et il n’est pas loin d’y croire.
Il lui faudra un long voyage (du val de Tsaté aux tréfonds de la Chine en passant par l’Allemagne, la Russie et la Mongolie !), et bien des surprises, bien des rencontres, pour comprendre qu’il n’était roi que parce qu’il était seul, pour renouer avec sa fragilité si longtemps niée, et pour avoir envie, avant qu’il ne soit trop tard, de rejoindre les autres dans leur médiocre, mais si vivante humanité.















