Patrice Leconte est un réalisateur, acteur, scénariste et bédéiste français
Né le 12 novembre 1947 à Paris, il passe son enfance à Tours, tournant dès 15 ans des petits films d’amateur. Il monte à Paris en 1967 pour suivre le cours Littré, puis entre à l’IDHEC. Il participe aux Cahiers du Cinéma et se lance avec plus ou moins de bonheur dans le court-métrage. Parallèlement, il contribue au journal Pilote de 1970 à 1974, produisant des planches d’une grande originalité et réalise de nombreux films publicitaires.
Ses premiers longs métrages passent inaperçus ou sont mal reçus. En 1975, il se lance dans un projet plus ambitieux, en adaptant des personnages de Gotlib avec Jean Rochefort et Coluche : les vécés étaient fermés de l’intérieur. le film est mal reçu par la critique et ses résultats déçoivent au regard des têtes d’affiches. Patrice Leconte commence à croire qu’il a fait fausse route dans le cinéma et accentue sa carrière publicitaire. En 1977, il accepte un dernier projet, l’adaptation à l’écran d’une pièce de café-théâtre : Crustacés et coquillages, renommé à l’écran Les Bronzés. Et le film est un des plus grands succès du cinéma français.
S’ensuit pendant une dizaine d’années une série de comédies, généralement autour des comédiens du Splendid, Coluche, Bernard Giraudeau, Gérard Lanvin, etc. qui rencontrent souvent le succès (Viens chez moi, j’habite chez une copine, Les Spécialistes).
Il décide de changer de registre et réalise trois films consécutifs en complet décalage avec ses productions précédentes : Gérard Jugnot rase sa moustache pour Tandem en donnant la réplique à un Jean Rochefort sur le retour et pathétique. Il fait une nouvelle adaptation d’un roman de Georges Simenon en révélant un Michel Blanc totalement à contre-emploi, livide et bouleversant dans Monsieur Hire (1989). Puis Le Mari de la coiffeuse (1990) est un portrait inclassable d’un homme qui n’arrive pas aimer sa femme comme il le voudrait. Et dans les trois cas le public accepte ce changement de style, grâce au très grand soin que Leconte apporte à l’esthétique et au rythme du film, la gestion des tensions et la direction d’acteurs.
Les films suivants sont des échecs et Leconte change alors à nouveau de registre en 1995 en se lançant dans le film en costumes. Et Ridicule le réconcilie avec le public et la critique, en même temps qu’il lui permet de remporter les Césars du meilleur réalisateur et du meilleur film.
—
Filmography
Les Vécés étaient fermés de l’interieur (1976)
Les Bronzés (1978)
Les Bronzés font du ski (1979)
Viens chez moi, j’habite chez une copine (1981)
Ma femme s’appelle reviens (1982)
Circulez y’a rien à voir (1983)
Les Spécialistes (1985)
Tandem (1987)
Monsieur Hire (1989)
Le Mari de la coiffeuse (The Hairdresser’s Husband) (1990)
Tango (1993)
Le Parfum d’Yvonne (1994)
Le Batteur Du Boléro (1995)
Les Grands ducs (1996)
Ridicule (1996)
Une chance sur deux (1998)
La Fille sur le pont (The Girl On the Bridge) (1999)
La Veuve de Saint-Pierre (The Widow of Saint-Pierre) (2000)
Félix et Lola (2001)
Rue des plaisirs (2002)
L’homme du train (The Man on the Train) (2002)
Confidences trop intimes (Intimate Strangers) (2004)
Dogora: Ouvrons les yeux (2004)
Les Bronzés 3: amis pour la vie (2006)
Mon Meilleur Ami (My Best Friend) (2006)